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Chakchouka italienne : je prépare la version de Simone Zanoni avec fromage filant et œufs coulants

Julien C.
Julien C.
14 mai 2026 · 6 min de lecture

La promesse est simple : une poêle, quelques ingrédients et un résultat qui transforme un soir banal en moment ultra réconfortant. Vous imaginez déjà le fromage qui file, les œufs qui tremblent juste assez et cette odeur de tomate chaude relevée de basilic. Mais un détail change tout dans cette version italienne… et il mérite d’être compris avant de se lancer.

Ce plat paraît facile, pourtant le moindre écart de cuisson ou un fromage mal préparé peut faire perdre toute sa magie. C’est précisément là que l’approche de Simone Zanoni fait la différence.

Pourquoi cette chakchouka à l’italienne fait autant parler d’elle

La chakchouka traditionnelle séduit depuis longtemps par sa simplicité : tomates, poivrons, oignons, épices comme le cumin ou le paprika, et les fameux œufs cuits directement dans la sauce. Servie avec du pain, elle constitue une base du répertoire maghrébin. Mais beaucoup se heurtent au même problème : sauce trop liquide, cuisson des œufs approximative, manque d’arômes ou combinaison d’ingrédients qui rend de l’eau.

C’est précisément pour éviter ces écueils que la version italienne attire les curieux. Simone Zanoni, chef du George au Four Seasons George V à Paris, propose une lecture inspirée des œufs napolitains au purgatoire. On y retrouve une sauce tomate réduite, une aromatique plus simple mais très expressive, et surtout un duo de fromages qui transforme le plat en véritable comfort food italienne : Mozzarella di bufala et Parmigiano Reggiano.

Dans l’esprit des recettes italiennes comme la pizza margherita ou la salade caprese, la couleur rouge de la sauce devient la toile sur laquelle se déposent fromage, basilic, huile d’olive et œufs coulants. Ce mélange d’inspirations crée un équilibre très différent de la version maghrébine : moins de poivrons, moins d’épices, mais davantage de rondeur et de concentration.

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Encore faut-il révéler l’élément clé qui change la texture du plat…

L’ingrédient et le geste qui changent tout

Ce qui fait réellement la réussite de cette chakchouka italienne, c’est la maîtrise du fromage. Simone Zanoni insiste sur un point précis : la Mozzarella di bufala doit être parfaitement égouttée. Ce simple geste évite l’excès d’eau dans la poêle, responsable d’une sauce diluée et d’une texture moins onctueuse.

Après l’égouttage, le chef recommande de tamponner la mozzarella avec du papier absorbant. Une fois préparée, elle peut être coupée en gros morceaux : suffisamment larges pour fondre en cœur filant, mais pas au point de disparaître dans la sauce. Le résultat : un filant net, visible, presque structurant pour le plat.

À cela s’ajoute le rôle du Parmigiano Reggiano. Environ 40 g suffisent pour apporter le sel naturel, l’umami typique de ce fromage AOP et une touche légèrement gratinée. Il ne fond pas comme la mozzarella, il assaisonne. La combinaison des deux crée une texture double : moelleuse et filante d’un côté, salin et relevé de l’autre.

Enfin, les œufs jouent un rôle central. Pour Simone Zanoni, « la réussite du plat dépend de cette cuisson précise ». Les blancs doivent être pris, les jaunes encore tremblants. La finesse de cette étape transforme un mélange simple en expérience presque luxueuse.

Cette base technique ouvre ensuite la voie à une réalisation vraiment accessible.

Comment préparer pas à pas la chakchouka italienne de Simone Zanoni

La liste d’ingrédients reste volontairement courte, mais chacun compte. Voici les quantités issues de la recette du chef :

  • 1 oignon blanc ciselé
  • 500 g de sauce tomate de bonne qualité
  • 4 œufs extra-frais
  • 1 Mozzarella di bufala (égouttée et coupée en morceaux)
  • 40 g de Parmigiano Reggiano râpé
  • Basilic frais
  • Piment d’Espelette
  • Huile d’olive
  • Sel et poivre
  • Pain de campagne pour accompagner
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Le pain peut être préparé comme suggéré : tranches frottées à l’huile d’olive, gratinées au parmesan puis grillées. Un détail gourmand que le chef recommande pour « saucer » la préparation.

1. Préparer la base aromatique

Faites suer l’oignon blanc dans un fond d’huile d’olive. Il ne doit pas colorer, simplement devenir translucide. Cette douceur prépare une base neutre qui mettra en avant la tomate et les fromages.

2. Cuire et réduire la sauce

Versez les 500 g de sauce tomate dans la poêle. Salez, poivrez, et ajoutez une pointe de piment d’Espelette. Laissez réduire doucement : la sauce doit épaissir pour supporter l’humidité naturelle des œufs et de la mozzarella.

3. Créer les cavités pour les œufs

Avec le dos d’une cuillère, creusez quatre petits nids dans la sauce. Cassez un œuf dans chaque cavité. Salez et poivrez les œufs directement.

4. Ajouter les fromages et le basilic

Ajoutez immédiatement les morceaux de Mozzarella di bufala. Saupoudrez le Parmigiano Reggiano, puis parsemez quelques feuilles de basilic. Le contact direct avec la sauce chaude amorce la fonte.

5. Couvrir et maîtriser la cuisson

Couvrez la poêle et faites cuire à feu doux pendant 5 à 6 minutes. L’objectif : des blancs cuits mais des jaunes encore tremblants. Dès que cette texture est obtenue, retirez du feu pour éviter que les œufs ne durcissent.

Il ne reste qu’à servir immédiatement, pendant que la mozzarella est encore filante.

Variantes italiennes, conseils de chef et ajouts gourmands

La base proposée par Simone Zanoni peut être enrichie sans alourdir le plat. Pour un résultat encore plus crémeux, quelques cuillerées de ricotta ou de mascarpone peuvent être intégrées directement à la sauce tomate. Elles fondent rapidement sans augmenter le temps de cuisson.

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Pour les amateurs de textures croustillantes, les chips d’ail sont une option intéressante : de fines lamelles d’ail dorées à l’huile et ajoutées à la fin. Elles apportent un contraste croquant qui répond bien à la douceur de la mozzarella.

Le basilic peut être complété par du persil haché. Son côté plus franc équilibre la rondeur du fromage. Côté accompagnement, le pain de campagne grillé au parmesan reste l’option la plus riche. Mais une focaccia alvéolée, typique de la Ligurie, absorbe à merveille la sauce et crée une expérience très italienne.

On peut aussi s’inspirer du format des œufs au purgatoire et ajouter des copeaux de Parmigiano Reggiano juste avant de servir. Ils fondent légèrement en surface et renforcent la pointe umami du plat.

Reste l’enjeu majeur pour que la recette garde son équilibre…

Les erreurs courantes qui compromettent le résultat

La première erreur vient du fromage. Une mozzarella mal égouttée rend de l’eau, ce qui affaiblit la sauce et empêche la formation du mélange filant recherché. Il est essentiel de la tamponner soigneusement avant utilisation.

La seconde erreur est liée à la réduction insuffisante de la sauce tomate. Une sauce trop liquide empêche les œufs de cuire de manière uniforme. Elle doit être suffisamment épaissie avant d’ajouter les œufs.

Enfin, beaucoup cuisent trop les œufs. Dès que les blancs sont pris, la poêle doit être retirée du feu. Le jaune doit trembler encore : c’est toute la différence entre un plat fondant et une préparation trop ferme.

Une fois ces pièges maîtrisés, votre chakchouka italienne gagne en précision et en plaisir.

Si vous cherchez un plat rapide mais généreux, cette version aux fromages AOP et aux œufs coulants peut devenir un incontournable. Essayez-la un soir de semaine : vous verrez à quel point quelques gestes bien choisis changent tout.

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Julien C.

Julien C. est passionné par la gastronomie française et adore partager ses recettes et astuces pour réussir les crêpes parfaites.